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Mandei Caiá Meu Sobrado

🎬 La vidéo
🇧🇷 Les paroles

Mandei caiá meu sobrado Mandei, mandei, mandei Mandei caiá de amarelo Caiei, caiei, caiei

Amarelo que lembra dourado Dourado, que é meu berimbau Dourado, de cordão de ouro Besouro, Besouro, Besouro

Pra quem nunca ouviu falar Pra aqueles que dizem que é lenda Pois saibam que Besouro preto Viveu, viveu e morreu

Pras bandas de Maracangalha Sem temer a inimigo nenhum Não valeu, seu corpo fechado Pras facas de aticum

Mas mesmo depois de morto Entre uma e outra cantiga Besouro vai sempre viver Enquanto existir mandinga

Mandei caiá meu sobrado Mandei, mandei, mandei Mandei caiá de amarelo Caiei, caiei, caiei

🇫🇷 La traduction

J’ai fait blanchir ma maison J’ai demandé, demandé, demandé J’ai fait blanchir en jaune J’ai blanchi, blanchi, blanchi

Jaune qui rappelle l’or Or, qui est mon berimbau Or, comme un cordon d’or Besouro, Besouro, Besouro

Pour ceux qui n’en ont jamais entendu parler Pour ceux qui disent : c’est une légende Sachez que Besouro Preto A vécu, a vécu et est mort

Du côté de Maracangalha Sans craindre aucun ennemi Son corpo fechado n’a pas suffi Contre les couteaux d’Aticum

Mais même après sa mort Parmi une chanson ou une autre Besouro vivra toujours Tant qu’existera la mandinga

J’ai fait blanchir ma maison J’ai demandé, demandé, demandé J’ai fait blanchir en jaune J’ai blanchi, blanchi, blanchi

💡 La signification

• Le chanteur raconte qu’il a fait peindre ou blanchir sa maison (sobrado = une maison à deux étages, signe d’aisance).

• Il dit que la chaux (caiá) blanchit les murs, mais que rien ne peut « blanchir » ou cacher son cœur.

• Il exprime son identité, sa mémoire et sa dignité qui restent intactes, même si l’on recouvre ou déguise les apparences.

• Dans certaines variantes, il rend hommage aux maîtres anciens, ou relie l’image de la maison au corps et à l’âme.

• La maison (sobrado) : c’est à la fois le foyer, mais aussi une métaphore de soi-même.

• Blanchir à la chaux (caiar) : action courante au Brésil, qui donne un aspect propre/neuf aux maisons. Dans la chanson, c’est une métaphore de l’effort de cacher ou transformer l’apparence.

• Message de capoeira : on peut recouvrir les murs, mais pas l’histoire ni le cœur. C’est un chant sur l’authenticité, la mémoire et la fierté.

Autre interprétation :

Au début du XIXe siècle, les tombeaux/tombes étaient appelées des sobrados et étaient peints (caiados) à base de chaux pour faire face aux intempéries et à l’usure du temps.

La chanson fait référence à la tombe de Manoel Henrique Pereira qui n’est autre que  Besouro Manganga.